Environnement

La grande enquête sur les crimes contre l’environnement


Investigation de longue haleine sur trois continents et quatre épisodes, « Green Blood » creuse l’une des faces les plus sombres et les plus violentes de la pollution mondiale, celle de l’industrie minière.

De l’Inde au Guatemala et à la Tanzanie, cette ambitieuse série mène l’enquête sur ce qu’on veut empêcher les journalistes de connaître.


Les réalisateurs se sont alliés au collectif de journalistes « Forbidden Stories », ou « les Histoires interdites », qui s’est donné pour mission de poursuivre le travail de confères assassinés ou bloqués dans leur métier de par le monde.

Bien souvent, les journalistes qu’on tente de faire taire ou même qu’on supprime physiquement sont ceux qui investiguent les crimes écologiques… 


“L’importance des crimes commis autour de cette industrie est très significative, flagrante même. Nous nous sommes attachés à regarder de près les cas de journalistes assassinés à travers le monde.” Arthur Bouvart – co-réalisateur

L’industrie assassine les journalistes

13 journalistes ont té tués parce qu’ils enquêtaient sur l’environnement, et 19 autres dont la mort est « suspecte », probablement liée d’une manière ou d’une autre à leurs travaux. Plus de 50 %, les journalistes tués enquêtaient sur l’industrie minière.

Ces mines ne sont pas illégales, mais leurs pratiques l’est :

  • Menaces contre les populations locales, soit pour les exproprier de leurs terres afin d’établir la mine, soit pour les taire lorsqu’elles se plaignent des rejets et de la pollution.
  • Menaces, pressions et même meurtres qui ciblent les journalistes voulant révéler les scandales sanitaires ou environnementaux.

En 2015, le journaliste indien Jagendra Singh meurt brûlé vif alors qu’il enquête sur la mafia du sable. Les circonstances douteuses de sa mort posent question : s’agit-il d’un suicide ou d’un assassinat ? Ce décès s’ajoute à d’autres affaires tout aussi troubles.

Pendant un an, un collectif de 40 journalistes internationaux, issus d’une trentaine de médias (« le Monde », « El País », « The Guardian », « Süddeutsche Zeitung »…), a coopéré afin de poursuivre l’enquête de ce confrère indien ainsi que celles, inachevées, d’autres journalistes au Guatemala et en Tanzanie. Toutes concernent l’un des secteurs les plus opaques, corrompus et polluants : l’industrie minière.



La série documentaire, réalisée par Jules Giraudat et Arthur Bouvart, retrace trois enquêtes menées en Inde, au Guatemala et en Tanzanie. 

Filmée comme un thriller, elle nous plonge dans un monde aussi opaque que violent, où des journalistes mettent leur vie en péril au nom du droit à l’information.


Pour avoir dénoncé la pollution du lac Izabal causée par l’extraction illégale de nickel, le reporter guatémaltèque Carlos Choc doit désormais vivre dans la clandestinité.

Sa consoeur indienne Sandhya Ravishankar est aussi régulièrement menacée dans le cadre de ses recherches sur la société minière VV Mineral, de même que les journalistes locaux en Tanzanie travaillant sur les exactions liées à une importante mine d’or.


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